Cabinet MTC
Praticien en Médecine Traditionnelle Chinoise à Paris 9

"Se nourrir des souffles et des saveurs : la diététique de la médecine chinoise" Extraits


Sun Si Miao dans ses Prescriptions valant milles onces d’or, nous rappelle que celui qui ne sait pas manger, ne sait pas vivre.

Médecin de la dynastie des Tang (618-907), il développa et affina l'art de combiner les aliments et les boissons pour la préparation des repas  dans l’objectif premier de prévenir les maladies.

La concoction de ces repas était établie suivant la saison, la constitution de la personne recevant les aliments et les boissons mais aussi suivant les éventuels déséquilibres ou pathologies du patient.

Les conseils de Sun Si Miao  et leurs applications sont d'une grande modernité et ont façonné l'enseignement de la diététique chinoise.

La diététique chinoise s’appuie sur plusieurs grands principes. Le premier est qu’il n’existe pas de régime alimentaire idéal pouvant être appliqué à tout le monde. La prescription de conseils nutritionnels passe donc préalablement par un diagnostic différentiel, aussi précis que possible, et s’appuyant sur les règles et la nosologie particulières de la médecine traditionnelle chinoise. On ne peut donc pas élaborer un traitement diététique de l’hypertension, de l’obésité ou du diabète, en se fondant seulement sur les classifications de la médecine occidentale.

La connaissance préalable des théories fondamentales et du diagnostic spécifiques de la médecine chinoise est indispensable. En effet, pour chaque maladie, il existe un certain nombre de syndromes en fonction desquels s’élabore la stratégie thérapeutique. Même des patients en bonne santé et souhaitant seulement quelques conseils préventifs peuvent relever de constitutions différentes qu’il faut savoir discerner. D’autre part, il faut considérer que la diététique peut être une méthode très efficace pour entretenir la santé et traiter de nombreux déséquilibres mais que son action s’opère généralement de façon progressive plutôt que dans l’urgence. En conséquence, le régime doit se fonder sur une alimentation agréable et réaliste sur le plan pratique. Si l’adage « excellent traitement, saveur amère », qui signifie qu’un médicament efficace a souvent un goût désagréable, est accepté par les patients pendant une période courte et pour une petite quantité de substances médicinales rapidement absorbée, il est difficile de se nourrir quotidiennement d’aliments de saveur répulsive.

Au contraire, la diététique chinoise se fonde sur une réconciliation entre gastronomie et santé. Il s’agit d’encourager le patient à retrouver le lien avec les perceptions visuelles, olfactives et gustatives – plusieurs sens intervenant dans le plaisir de manger – qui lui sont favorables.

Extraits de "Se nourrir des souffles et des saveurs: la diététique de la médecine chinoise" Eric Marie.


Articles similaires

Réalisation & référencement Simplébo   |   Site partenaire de Medoucine

Connexion